BIO, SANTE

Des calories oui, mais des calories vides non !

Ces dernières décennies  nos apports caloriques ont été en constante augmentation. Toutefois, en parallèle, nos apports en vitamines et minéraux sont en diminution. Nous ingurgitons des calories vides. La plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel.

Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments

Ces travaux, résumés dans l’étude «  Still No Free Lunch  »de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la «  calorie vide  »  : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par 25, voire par 100, en un demi-siècle.

Quelques exemples :

Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

Vitamine A : une orange d’hier = 21 oranges d’aujourd’hui

Fer : la viande en contient deux fois moins

Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Le bio est-il une solution  ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance…

Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, «  pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible  », note Brian Halweil, dans son Etude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate  : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

A contrario, «  l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance  », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes :

« Les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres. »

Le chercheur met pourtant en garde  :

«  Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder.  »

De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette  : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées.

Désormais, pour combler nos carences en vitamines et minéraux, nous avons recours au compléments alimentaires. Qui sont donc  (encore) les gagnants ?Smiley-perplexe

Eh oui, big pharma !Afficher l'image d'origine

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Source :rue89.nouvelobs.com

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5 thoughts on “Des calories oui, mais des calories vides non !”

  1. MERCI DE mettre en avant cette constatation ! La production n’est plus la même ET surtout la qualité a diminué en qualité MAIS LE plus grave c’est que l’humain ne s’en rend pas compte car les industriels ont changé LES donnes ET que LES enfants n’ont pas de moyens de comparaison… 😬. Bises

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