L’additif alimentaire E171

En mars 2015, José Bové, dénonçait  sur RMC et BFMTV, les procédés de fabrication néfastes utilisés par l’industrie agro-alimentaire.  » Je suis inquiet. Les citoyens ne sont informés de rien et se retrouvent menacés dans leur santé », a-t-il expliqué. Venu sur le plateau avec des M M’s, l’écologiste a fustigé les produits utilisés dans leur fabrication. « Tout ça est enduit de dioxyde de titane. » Il n’y a eu aucune autorisation de mise sur le marché comme un nouveau type de matériau. C’est l’industrie qui impose ça », a-t-il expliqué avant de demander aux gens de  » boycotter ces produits ».

Un additif alimentaire très courant

Aujourd’hui, c’est une nouvelle mise en garde sur les risques associés aux nanoparticules, ces particules lilliputiennes présentes dans de multiples produits de consommation courante, notamment alimentaires. Une étude sur des rats conduite par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), publiée vendredi 20 janvier dans Scientific Reports, met en évidence un effet non seulement délétère pour le système immunitaire, mais aussi possiblement cancérogène du dioxyde de titane (TiO2), un additif très courant, utilisé par les industriels en Europe sous l’appellation E171. Même si les scientifiques soulignent que leurs résultats ne sont pas directement transposables à l’homme, il n’en s’agit pas moins d’une sérieuse alerte sanitaire à l’adresse des consommateurs et des pouvoirs publics.

surprise

Sous forme nanoparticulaire, le TiO2 est incorporé à de nombreux produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les dentifrices, les crèmes solaires et diverses formulations pharmaceutiques, mais aussi les peintures ou les matériaux de construction. Dans le secteur agroalimentaire, on trouve du E171, notamment dans les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés ou les gommes à mâcher. En juin 2016, l’association Agir pour l’environnement avait révélé sa présence dans des biscuits LU, des chewing-gums Malabar et de la blanquette de veau William Saurin. Tout récemment, le 19 janvier, elle a montré qu’il y en avait également dans les bonbons Têtes brûlées et les chewing-gums NEW’R de Leclerc.

Source et suite : lemonde.fr/sante/article/2017/01/20/alerte-sur-les-dangers-du-dioxyde-de-titane-un-additif-alimentaire-tres-courant
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9 commentaires

    1. Merci Sofi. Oui, comme tu dis, ça sort du chapeau, et c’est effrayant tout ça ! Mais plus les consommateurs seront informés et vigilants, et moins les industriels nous feront des coups bas.Du moins je l’espère 🙂 Bises

      Aimé par 1 personne

      1. D’un intérêt purement cosmétique et commercial alors… donc essentiel, forcément 🙄
        Merci pour cet article. Jusqu’à l’an dernier, quand j’étais encore en contact avec de jeunes ados (mes gentils élèves) je refusais leurs bonbons, sautant sur l’occasion pour leur expliquer concrètement les effets néfastes de certains additifs. J’espère en avoir convaincu quelques-uns!

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  1. Mon fils a fait un bac avec une option en biotechnologie et cette année il prépare un diplôme en agroalimentaire. Il est sensibilisé (entre autre) aux additifs. Il ne veut plus consommer certains produits et en parle autour de lui.
    Merci pour cet article.
    Bonne soirée 🙂

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