Le centre de Conservation des Eléphants (CCE), est vivement recommandé aux voyageurs s’arrêtant à Luang Prabang sur les sites touristiques.Sébastien Duffillot  co-fonde en 2011 ce centre  centre d’éco-tourisme et de bien-être animal. Il accueille des touristes qui peuvent venir en apprendre plus sur les éléphants à travers l’observation et l’information, sans interaction physique dénaturante avec eux. Il contient également une nurserie et un programme de reproduction.

Le regard de Sébastien sur le tourisme à dos d’éléphant :

Vous en avez peut-être entendu parler, le tourisme à dos d’éléphants fait scandale depuis que des vidéos de domestication d’éléphants à travers des tortures abominables ont été publiées (mon article sur le sujet est ici) .

En Europe, certaines agences interdisent les balades à dos d’éléphant. « Mais s’il n’y a pas de tourisme, que font-ils ? Ils mendient ou tirent du bois en forêt dans des conditions de travail difficiles ». Interdire les balades, c’est déclencher une réaction épidermique sur un problème plus profond.

Premièrement, il n’y a pas de forêts protégées suffisantes pour les remettre en liberté. Deuxièmement, comme dans tous les procédés de dressage, il y a des cas abusifs. Un vrai cornac fait attention à son éléphant. Il y a plusieurs choses à savoir à propos de ces vidéos : en 1989, le gouvernement de Thaïlande a interdit le travail du bois. Les cornacs ayant de l’expérience en dressage ont disparu, et les éléphants se sont retrouvés à mendier.

La culture de dressage et du cornac ont disparu, laissant place à des amateurs utilisant des techniques barbares. Il y a également une différence entre les éléphants ‘nés’ domestiques et les éléphants sauvages capturés. Les vidéos prises en Birmanie montrent des techniques qui consistent à ‘briser’ des éléphants sauvages, beaucoup plus difficiles à dresser. En conclusion, ces vidéos prises en Thaïlande ou en Birmanie sont loin d’être des cas systématiques.

Au centre de Conservation des Eléphants par exemple, le dressage se fait en deux étapes. Si le recours à un chaman et la technique traditionnelle ne se fait pas, aucun cornac n’acceptera de monter l’éléphant et ce sera un problème toute sa vie. Il y a donc la phase traditionnelle où en effet l’éléphant est placé dans une cage 12 jours et séparé de sa mère – ce qui n’a rien de différent du dressage d’autres animaux – mais aucune violence n’est utilisée. Ensuite, il y a une phase de renforcement positif, qui consiste à former l’éléphant à recevoir des soins vétérinaires à travers un système de récompenses.

Finalement, la solution la plus adéquate consisterait à protéger les éléphants sauvages et mieux contrôler le tourisme et le traitement des éléphants domestiques.

Chaque année à lieu un festival des éléphants pour sensibiliser la population à leur disparition, dont Sébastien est à l’origine.

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BROCHURE DU CENTRE AU LAOS

Source : whynotwomen.wordpress.com

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